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L'ostéoporose (littéralement « os poreux ») concerne une femme européenne sur trois et un homme sur sept. Il s'agit d'une affection de la trame osseuse qui s'amincit et se détériore.

Il existe toutefois différentes variantes de cette maladie qui concerne essentiellement les personnes du troisième âge.

Différents types d'ostéoporose

L'ostéoporose signe la détérioration du tissu osseux, mais plusieurs variantes de cette pathologie qui concerne environ 200 millions de personnes dans le monde existent et permettent de la définir avec plus de précision.

Notons que la perte osseuse ne signe pas systématiquement l'ostéoporose. Ce diagnostic ne peut être posé que lorsque la fragilité osseuse est combinée à une détérioration de l'architecture osseuse (l'os devient poreux et est donc fragilisé).

Seuls ces deux processus, combinés à des facteurs de risque, permettent d'établir ce diagnostic.

Ostéoporose de type I

L'ostéoporose de type I (ou post-ménopausique, ou encore trabéculaire) concerne le tissu spongieux et est la plus fréquente.

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Cette ostéoporose se caractérise par une atteinte des travées osseuses qui restent normalement minéralisées, mais qui sont amincies.

  • Elle affecte essentiellement les femmes de plus de 60 ans, au moment de la chute hormonale due à la ménopause, et est directement liée à l'âge.
  • Par ailleurs, cette ostéoporose de type I entraîne souvent des tassements vertébraux.

Cette ostéoporose de type I ou post-ménopausique est directement à rattacher à la chute hormonale qui intervient au moment de la ménopause.

Mécanisme

Près de 50 % de la perte osseuse a lieu, chez la femme, entre 20 et 80 ans, mais cette perte osseuse s'accentue dans les 10 à 15 ans qui suivent la ménopause. En effet, le déficit en œstrogènes accélère la résorption osseuse (leur présence la freinait).

Au contraire, l'homme perd de façon progressive de la masse osseuse, sans accélération ni diminution de cette activité de résorption.

Symptômes

La diminution de la masse osseuse peut être suffisamment importante pour entraîner des tassements vertébraux (fracture des vertèbres par écrasement) qui, à leur tour, vont générer des douleurs rachidiennes.

Ces douleurs osseuses ont tendance à s'amenuiser dans les semaines qui suivent la fracture.

Lorsque plusieurs fractures-tassements se succèdent, des douleurs chroniques peuvent s'installer et amener le patient à mal se positionner. Généralement il se voûte et se place en hypercyphose dorsale.

De même, la perte de taille fréquemment observée découle de ces tassements ostéoporotiques. Surveiller ce point est important, car certains tassements vertébraux ne provoquent pas de douleur. Il faut toutefois savoir que la perte de taille n'est que de un centimètre tous les 10 ans environ.

Les autres fractures à redouter concernent :

  • le poignet ;
  • le calcanéum (talon) ;
  • les plateaux tibiaux (partie supérieure du tibia) ;
  • les condyles fémoraux (partie inférieure du fémur qui s'articule avec les plateaux tibiaux) ;
  • le sacrum.

Le traitement proposé est composé :

  • soit de bisphosphonates (contre les fractures) ;
  • soit de raloxifène (en cas de risque de fracture spontanée du col du fémur) ;
  • soit de ranélate de strontium (pour réduire les risques de fracture) ;
  • soit de tériparatide (parathormone) si deux factures vertébrales sont retrouvées.
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Ostéoporose de type II

L'ostéoporose de type II (ou corticale) concerne la corticale osseuse cette fois. Celle-ci sera non seulement amincie, mais deviendra également poreuse.

Cette forme d'ostéoporose concerne les personnes âgées et est caractérisée par la fracture du col du fémur.

  • Elle présente un amincissement et/ou une augmentation de la porosité de la corticale osseuse.
  • Elle se traduira essentiellement par des fractures des os longs même en cas de traumatismes de faible intensité.
  • Elle est relativement fréquente chez les personnes de plus de 70 ans qui vont souvent se fracturer le col du fémur.

Bien que les hommes soient touchés eux aussi par cette ostéoporose, les femmes sont davantage concernées.

Ostéoporose secondaire

Les ostéoporoses secondaires découlent de causes particulières.

En cas d'endocrinopathies

Certaines endocrinopathies (maladies hormonales) peuvent être à l'origine d'une ostéoporose.

Ce sera notamment le cas avec :

En cas de pathologie associée

Certaines ostéoporoses surviendront parfois en cas de :

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Ostéoporose iatrogène

Des ostéoporoses iatrogènes peuvent également être retrouvées, notamment en cas de corticothérapie au long cours (au moins trois mois à une dose supérieure ou égale à 7,5 mg/jour d'équivalent prednisone).

En effet, la cortisone limite l'activité des ostéoblastes et bloque l'absorption de la vitamine D. Son effet néfaste est maximal dès le début du traitement.

D'autres médicaments peuvent favoriser une ostéoporose :

On peut également noter dans les ostéoporoses iatrogènes celles qu'entraînent les immobilisations prolongées, en cas d'hospitalisation par exemple.

Ostéoporose chez l'homme

Bien que parfois due à une consommation excessive d'alcool et de tabac conjugué, elle exprime souvent une mauvaise croissance.

Ostéoporose génétique

Cette ostéoporose est due à une anomalie de la trame osseuse et on la nomme généralement maladie des os de verre en raison des fractures multiples et à répétition tout au long de la jeunesse.

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