Complications ostéoporose

Écrit par les experts Ooreka

Les complications majeures de l'ostéoporose sont les fractures spontanées et les douleurs osseuses ou les modifications physiques qu'elles entraînent.

Les retentissements psychiques font également partie de ses complications importantes. Elles découlent le plus souvent directement des fractures.

Fractures vertébrales

Les fractures vertébrales (tassements) se compliquent d'une diminution de taille du fait de l'écrasement des corps vertébraux. Cette diminution de taille n'excède toutefois pas plus d'un centimètre par décade (environ trois centimètres de perdus entre 20 et 50 ans).

De plus, ces fractures vont amener les patients à progressivement se voûter (déformation de la colonne vertébrale), généralement lorsque plusieurs tassements vertébraux sont présents.

Cette hypercyphose dorsale amène le ventre en avant avec des conséquences notamment :

  • digestives (reflux gastro-œsophagien en particulier),
  • respiratoires (dyspnée).

Dans les cas les plus avancés, des déformations osseuses peuvent apparaître ainsi que des douleurs. Ces dernières ont amené la personne à réduire son activité et à augmenter les risques de lésions des autres vertèbres jusqu'alors épargnées (la présence d'une fracture peut aller jusqu'à quadrupler le risque d'en subir une autre).

Il faut également rester prudent, car une très grande partie des fractures vertébrales passent inaperçues du fait qu'elles ne génèrent pas nécessairement de douleurs.

Fractures de la hanche et du poignet

Fractures du col du fémur

En cas de fracture du col du fémur (hanche), les complications sont essentiellement dues aux conséquences du traitement chirurgical (poser un plâtre n'est pas possible).

Les complications postopératoires sont celles classiquement rencontrées en cas d'intervention dans cette région :

  • problèmes dus à l'anesthésie générale ;
  • escarres ;
  • phlébites ;
  • embolies ;
  • infections ;
  • fonte musculaire, etc.

D'autres complications plus spécifiques sont à craindre, notamment :

  • l'absence de consolidation de l'articulation (pseudarthrose) ;
  • des problèmes vasculaires.

Si une prothèse de hanche est posée, peuvent survenir :

  • une infection ;
  • un rejet ;
  • une luxation ;
  • de l'usure.

De plus les traitements médicamenteux entraînent régulièrement des effets secondaires extrêmement délétères.

La perte d'autonomie nécessite parfois le placement du patient dans un établissement gériatrique (50 % des cas) et cela est d'autant plus vrai que le risque de fracture de la hanche augmente avec l'âge (l'âge moyen de fracture du col du fémur est de 81 ans chez les femmes).

Enfin, il faut savoir que dans l'année qui suit l'intervention :

  • entre 10 et 20 % des personnes décèdent ;
  • 40 % ne marcheront plus sans se faire aider (personne accompagnante ou déambulateur) ;
  • 75 % ne seront plus autonomes au quotidien ;
  • 95 % des personnes auront du mal à gravir un escalier.

Fractures du poignet

Les complications qu'entraîne une fracture du poignet sont dues à la limitation des gestes de la vie quotidienne.

Ceux-ci sont rendus plus ou moins difficiles en fonction du poignet touché (droit ou gauche) et de sa latéralisation (droitier ou gaucher).

Complications psychologiques

Toutes les fractures peuvent, à terme, avoir des répercussions psychologiques. La personne peut se replier sur elle-même et peu à peu se désocialiser, s'isoler, ce qui n'est jamais une bonne chose.

  • L'aspect émotionnel est important tant en ce qui concerne l'aspect esthétique qu'en ce qui a trait à la pénibilité (dans le cas des fractures vertébrales surtout).
  • La position voûtée et la douleur renforcent encore le sentiment de dévalorisation.
  • Il faut également prendre en compte les conséquences psychologiques des fractures du col du fémur dans la mesure où l'autonomie des personnes concernées est remise en cause.
  • Il faut en effet savoir qu'à peine 50 % des patients de plus de 60 ans ayant eu une fracture fémorale retrouvent une mobilité de la hanche normale.
  • Pour les personnes qui rentrent chez elles (qui ne sont pas placées en maison de retraite), le domicile doit souvent être réaménagé afin de faciliter l'autonomie de la personne :
    • installer une douche plutôt qu'une baignoire,
    • installer des barres d'appui dans des endroits stratégiques
    • s'assurer qu'il y a suffisamment d'espaces pour qu'on puisse y manœuvrer un déambulateur.
  • Là encore, la dépendance de la personne malade s'accentue et rend sa vie plus difficile.
  • La chose est également vraie dans la fracture du poignet, en particulier lorsqu'elle survient à droite chez une personne droitière ou à gauche chez une gauchère.

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